Besançon et ses drôles d'escaliers

La légende fixe sa conception en Alsace, au col du Donon, où ses parents firent un jour des galipettes pour leur plus grand bien et celui de la littérature française. La réalité, elle, établit sa naissance à Besançon. Je vous parle de Victor Hugo. La chambre où il naquit est à l’étage d’un immeuble de la Grande rue, au-dessus de la pharmacie Baratte superbement reconstituée. Le plus surprenant n’est pas que Victor Hugo brailla ici pour la première fois. C’est que cette grande rue bisontine, et la grande place attenante, a vu naître un nombre incroyable de talents français : l’écrivain romantique Charles Nodier ; les pères du cinoche, les frères Lumière, Auguste et Louis ; l’utopiste Charles Fourier. Bref, s’il vous venait l’envie d’élever un petit génie, Mesdames, enfantez dans ce quartier de Besançon.

A Besançon, il faut absolument que vous flâniez à la recherche des escaliers et cours intérieures. Ils sont étonnants. Il n’existe pas, à ma connaissance, de visite organisée, mais je ne doute pas qu’un Bisontin propice vous ouvrira sa porte pour vous faire découvrir ces merveilles. Leurs aspects singuliers et quasi romantiques puisent d’abord dans une quête du pratique. « Pour laisser plus de place aux appartements, les architectes reportent dans les cours, les escaliers qui desservent souvent deux immeubles. Ainsi, se crée une tradition d’escaliers qui sont souvent des œuvres d’art. Plus de 200 d’entre eux symbolisent incontestablement l’urbanisme de Besançon », explique le site de promotion touristique de Franche-Comté.

A l’issue de cette escapade escalière, il vous reste de quoi faire, dans un genre plus classique mais tout aussi flamboyant : les fortifications Vauban, le musée du temps, celui de la faïence, les arcades boutiquières à l’ancienne et les 7 collines, celles qui encerclent avec douceur et tendresse la capitale de la Franche-Comté.

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