En vœux-tu, en voilà !

Le premier week-end de l'année est idéal pour qui veut entretenir la tradition des bons vœux. Vous vous remettez des fêtes, votre foie commence à se caler en mode vacances, tolérez-vous une petite part de galette (c'est l'Épiphanie aujourd'hui !) et installez-vous tranquillement pour remplir vos offices. La carte reste l'un des moyens les plus répandus mais elle est aujourd'hui bousculée et concurrencée par les vidéos, MMS et autres SMS... avec ou sans fautes.

Bonjour le prix du timbre !

Jusqu'au XVIIe siècle, les messages de bonne année étaient transmis au cours de visites chez nos voisins, nos amis, nos familles. La tradition des cartes de vœux, « agrémentées de quelques mots de politesse », nous vient de l'Extrême-Orient. À travers la taille de celles-ci, on pouvait même deviner le degré d'amitié qui liait l'expéditeur et le destinataire, ou le rang de ce dernier. Ainsi, « quand la carte était à l'adresse d'un mandarin de première classe, elle avait la taille d'un de nos devants de cheminée ». On a connu des exemples plus récents, quand deux amoureux (fous) se disaient « bonne année » sur des panneaux publicitaires de format 4x3. Bonjour le prix du timbre !

500 millions de SMS

Les vœux sont désormais hyper populaires. Rien qu'en textos en 2016, pour les trois principaux opérateurs, 500 millions de SMS ont été expédiés (et ils sont en régression, contrairement aux MMS !). Il est donc très ardu de sortir du lot, avec un bon mot ou une vidéo originale. Il y a les classiques, les poétiques, les dramatiques (qui envoient des vœux pessimistes), les mathématiques (du genre « je vous souhaite 31.536.000 de secondes de bonheur), les cosmiques (à grands renforts de citations) et les comiques, comme celui-ci :

— Toc, toc !
— C'est qui ?
— C'est Lapinou
— Lapinou qui ?
— Lapinouyear !

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