Cannes comme vous ne l'avez jamais vu !

Bien sûr, vous pouvez descendre sur la croisette, garnir votre collection de dédicaces, croiser midinettes et starlettes, mais j'ai mieux ! Voici une balade en France dans les communes qui ont accueilli le tournage de palmes d'or. Direction Arles, Nîmes, Deauville, Lille, Roubaix... Notez que dans la plupart des cas, vous trouvez un village vacances Cap France proche des lieux de tournage.

« Le salaire de la peur » dans le Gard

Sur grand écran, l'histoire se déroule en Uruguay. En fait, c'est dans le Gard qu'Henri-Georges Clouzot choisit de tourner, avec Yves Montand et Charles Vanel, de mémorables scènes. Beaucoup se souviennent des grosses gouttes qui perlent au front de Montand. Il a la trouille au ventre, au volant d'un camion chargé de nitroglycérine. Des scènes de nuit sont tournées dans la bambouseraie d'Anduze (Gard), et Arles accueille également l'équipe de tournage, dans l'ancien camp de concentration de Saliers, où étaient déportés les gens du voyage.

À Nîmes et Poulx

Plusieurs scènes sont aussi mises en film à Nîmes, ainsi que sur la route de la Baume, à Poulx (Gard). Certains rapportent qu'on retrouvait même, dans les fossés aux alentours, des débris du camion de Montand jusque dans les années 90. Le film était alors presque demi-centenaire ; c'est en 1957 qu'il reçut la palme d'or à Cannes et, fait rarissime, l'Ours d'or à Berlin la même année.

Dans les Yvelines et les Hauts-de-Seine

Les Français raflent à nouveau la mise à Cannes en 1961. C'est « Une si longue absence » qui leur apporte la palme, un film émouvant tourné à Puteaux, dans les Hauts-de-Seine. Il déroule le périple d'une tenancière de bar, pistant un clochard qu'elle croit être son mari. Il l'est. Il revient des camps, sans mémoire. La région parisienne est évidemment un site abondamment fréquenté par les caméras du 7e art. « Dheepan », palme d'or 2015 et réalisé par Jacques Audiard, est tournée à Poissy, dans les Yvelines.

Au Prisunic des Champs Elysées

Autre palme d'or tournée à Paris : le premier film français primé à Cannes, en 1947, « Antoine et Antoinette ». Jacques Becker fait jouer ses comédiens au Prisunic des Champs Elysées, au Parc des princes, dans le bois de Boulogne, entre autres. Son confrère Jacques Demy, dans une logique implacable, opte pour Cherbourg pour réaliser « Les parapluies de Cherbourg » (palme d'or 1964). Quant à Claude Lelouch, il choisit Deauville pour un film qui va révolutionner le cinéma.

Un homme, une femme, deux Normands

Couronné de la palme d'or en 1966, « Un homme et une femme » marque profondément le cinéma mondial. Son réalisateur, Claude Lelouch, est un amoureux de Deauville. Voyez comme c'est beau lorsqu'il raconte les prémices du film, en 1965 : « Quand ça va mal, je vais à Deauville. C'était le 13 septembre, je marchais sur la plage et très loin – il faisait mauvais ce jour là – j'ai vu une femme qui marchait aussi... ». C'est en marchant, pour se rapprocher d'elle, qu'il a imaginé le film.

Dans le Nord-Pas-de-Calais

« La vie d'Adèle » est le film chouchou de Cannes en 2013 et logiquement son réalisateur rentre à Paris avec la palme... et quelques polémiques en tête. Elles portent surtout sur des scènes de sexe jugées trop démonstratives. Pour dire vite les choses, ce film montre la vie de deux femmes qui s'aiment, s'éloignent, se quittent, se déchirent. La ville de Lille, notamment son lycée Pasteur, est le décor principal. Abdellatif Kechiche utilise également des lieux de Liévin et la piscine de Roubaix (photo), un des fleurons de l'art-déco.

À 9 km de Cannes, découvrez notre village vacances Cap France Lou Castelet

Photo : A. Loubry - Ville de Roubaix

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