Jean de l'Ours des Pyrénées

L'esprit de Noël rôde dans les chaumières, on s'offre donc une balade dans les légendes et traditions de France qui vont bien avec cette période. L'histoire de Jean de l'Ours est un des grands incontournables français. On présente généralement cette légende de nature pyrénéenne. C'est ici qu'elle semble être la plus racontée, mais elle compte bien d'autres déclinaisons.

En Provence aussi

La légende de Jean de l'Ours s'est baladée en Europe, en Provence, dans le Tyrol, en Allemagne, en Russie... Comme elle se balade par le bouche à oreille, elle a naturellement évolué, donnant naissance à des versions divergentes, plus ou moins « happy end ». C'est le propre des contes et légendes, qui font tantôt rire, tantôt pleurer (de peur).

Faire marcher l'imagination

Vous retrouverez facilement toutes ces versions sur le net. Je vous raconte vite-fait la plus joyeuse, celle qui fait briller les yeux des bambins (qui en ont peut-être marre du père Nono !), en tout cas qui fera bien marcher leur imagination. C'est aussi le but des contes et légendes : faire turbiner le cerveau, de celui ou celle qui écrit ou raconte, et de ceux qui lisent ou écoutent.

Le fiston tout poilu

Donc, il était une fois une jeune femme enlevée par un ours. Vivant désormais dans une caverne, il se dit que la Miss, pourtant, n'était pas malheureuse. Elle s'enfuit un jour, avec l'aide de son fiston, tout poilu comme son père et baptisé Jean de l'Ours (je ne vous fais pas de dessin, vous avez deviné qui est le paternel).

Avec Tord-Chêne et Pousse-Montagne

La fuite de la mère et de Jean de l'Ours, un géant mi-homme, mi-ours, est une suite d'aventures. C'est un bon gamin, Jean met sa maman à l'abri (du besoin, notamment) et part vivre sa vie. Il se lie d'amitié avec Vire-Palet, lanceur de meules de foin, Tord-Chêne, cueilleur de bouquets d'arbres, et Pousse-Montagne.

Les bonnes recettes

Tout ça va se finir sur un mariage, après que Jean de l'Ours ne fut trahi par ses compères, Vire-Palet et Compagnie, mais sauvé par la maman d'un nain méchant qu'il avait épargné. Car ce nain retenait en otage sa bien-aimée, qu'il ignorait être sa bien-aimée lorsqu'il vint la sauver... vous me suivez ? L'amour, l'amitié, la trahison sont parmi les bonnes et fréquentes recettes des légendes.

Une morale de l'histoire

Mais faut-il qu'il y ait une morale à toute histoire ? C'est mieux. Si ce genre littéraire crée du rêve (ou du cauchemar), la morale est toujours bienvenue, comme un point final qu'on n'oublie pas. À ce propos, Jean de La Fontaine, cador des fables, disait ça : « Le conte fait passer le précepte avec lui. En ces sortes de feinte, il faut instruire et plaire, et conter pour conter me semble peu d'affaire ».

Photo : La France pittoresque

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