La météo se trompe-t-elle ?

Les vacances qui approchent, le printemps aussi (oui, oui...), le ras-le-bol de la pluie, du ciel gris... et nous voilà, plus que d'habitude, le nez sur les baromètres et les bulletins météo. Mais, au fait, depuis quand cette science météo existe-t-elle ?

D'abord les Chinois et les Grecs

Comme souvent, c'est du côté des Chinois et des Grecs qu'il faut aller chercher les origines. Dans ce temps là – dans l'Antiquité, pour résumer – on est davantage sur des interprétations d'événements où les Dieux sont toujours plus ou moins responsables de tout, de la pluie et du beau temps.

Il pleut des dictons

On va voir ensuite apparaître la grande mode des dictons (qui n'est pas finie), née aussi d'observations. Sur à peu près tout, il pleut des dictons. La couleur du ciel, par exemple : « rouge le matin chagrin, rouge le soir espoir » qui interprète la rougeur du ciel. La pluie du matin n'effraie pas le pèlerin parce qu'elle est une sorte de résidu de la nuit et n'annonce pas à coup sûr une journée pluvieuse. « Pluie avant sept heures, ciel clair à onze heures », disent à ce propos les Anglais, plutôt bons spécialistes en la matière.

Fiables, loufoques ou poétiques

Certains dictons sont réalistes et fiables. Que pensez-vous de celui-ci ? : « Mieux vaut un renard au poulailler qu'un homme en chemise en février », signifiant que les printemps précoces, bien qu'agréables, déboussolent la nature et menacent les récoltes. D'autres dictons sont carrément loufoques et parfois très drôles. Et puis il y a les poétiques, comme celui-ci, tricoté avec des rimes : « À la chandeleur, l'hiver se meurt ou prend vigueur ».

Galilée et son thermomètre

Loin des approximations proverbiales, ce sont les outils et leurs évolutions technologiques qui marquent l'histoire d'une météorologie sérieuse : l'anémomètre de l'Anglais Robert Hooke, mesurant le vent (donnée essentielle pour prévoir le temps), l'hygromètre du Suisse Horace-Bénédict de Saussure, mesurant le taux d'humidité de l'air, et bien sûr le thermomètre de l'Italien Galilée.

Faut-il croire en la météo ?

D'abord, il est préférable de s'en tenir aux sources scientifiques, Météo France notamment. Beaucoup de sources aujourd'hui (sur internet par exemple) disposent des éléments de base (températures, pressions, force du vent...) mais n'ont pas systématiquement les outils et capacités d'analyse pour prévoir les évolutions.

Ils se trompent, et c'est normal

On a tous pesté un jour contre « la météo », pour une course vélo à l'eau ou la communion du gamin en bottes. Pourtant, que la météo se trompe est un phénomène normal et même rassurant. Dans la revue La Recherche, Gautier Cariou nous vante la métaphore ludique, où le jet de dés est comme l'atmosphère.

Le théorème du dé

« Si l'on parvenait à mesurer parfaitement toutes les conditions initiales (la position du dé au moment du lancer, sa vitesse initiale...), on pourrait prédire sa trajectoire et donc le résultat, grâce aux équations de la mécanique. En théorie seulement », écrit-il. Mais « la petite part d'incertitude » peut tout changer. « Dans ces systèmes, une modification infime des conditions initiales entraîne des résultats imprévisibles sur le long terme ». C'est en cela que la météo se trompe... beaucoup moins du jour au lendemain, une fois sur dix seulement.

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