Ils ont marqué nos vacances (7/10) : la randonnée

On ne les connaît pas forcément, on ne les voit jamais, pourtant ils se baladent en permanence avec nous pendant les vacances. Je vous emmène dans les régions de dix personnalités dont les noms sont liés à nos congés et nos loisirs.

Avec Claude-François Denecourt à Fontainebleau

Amis randonneurs, savez-vous que l'on doit beaucoup à un sergent, un magistrat, un courtier et un archiviste ? Ces quatre bonshommes sont les piliers de l'histoire de la randonnée en France. Sergent de l'armée napoléonienne, né près de Vesoul, Claude‑François Denecourt commence à baliser en 1832 les sentiers de la forêt de Fontainebleau.

Les chemins bleus

Les artistes qui y accourent – Baudelaire, Lamartine, Hugo, Théophile Gautier, George Sand – pour cueillir quelques pensées littéraires lui rendront hommage dans un recueil où le Haut-Saônois est rebaptisé « le sylvain », l'homme de la forêt. Plus que de baliser des chemins existants, il va tracer de nouveaux circuits, à suivre à l'aide de flèches bleues.

À Strasbourg en 1872

A cette époque, le terme de « randonnée » signifie une course impétueuse et hasardeuse mais il n'est pas appliqué à l'homme, davantage aux animaux sauvages. L'homme qui randonne est alors appelé promeneur ou excursionniste. Trente ans après les chemins bleus du Franc-Comtois, c'est au tour d'un magistrat alsacien d'entrer en piste, Richard Stieve, fondateur du Club Vosgien. Nous sommes à Strasbourg le 31 octobre 1872.

Club Vosgien et Excursionnistes Marseillais

L'aventure du Club Vosgien, qui ira bien au-delà du massif vosgien, naît sur un constat : « Même à proximité de localités très peuplées, les sentiers de montagne sont incommodes et mal signalés. Les points de repos pour le randonneur fatigué manquent presque partout ». Vingt-cinq ans plus tard, une initiative similaire émerge au sud, avec Les Excursionnistes Marseillais.

La Gauloise stéphanoise

Celui qu'on appelle Velocio est un fou de vélo. De son vrai nom Paul de Vivie, le Vauclusien, courtier à Lyon, est un aussi voyageur. Et c'est avec une pointe de jalousie et d'envie qu'il foule la terre d'Outre-Manche et regarde son industrie du vélo florissante. En 1882, il crée « La Gauloise », manufacture stéphanoise de cycles, puis le Touring Club de France (TCF) en 1890.

Ministère du Tourisme avant l'heure

D'abord exclusivement réservé aux cyclistes, le TCF s'ouvre très vite à d'autres disciplines : motocyclisme, camping, équitation, défense du patrimoine. À l'origine de nombreuses initiatives dans le domaine de la découverte, le Touring Club de France aura une influence considérable. Atteignant 700 000 adhérents au meilleur de sa forme, il est même considéré comme une sorte de Ministère du Tourisme avant l'heure.

Chemins de campagne

Une balade dans l'histoire de la rando nous mène invariablement à lui, à Jean Loiseau, Architecte-Archiviste à la Banque de France et surtout inventeur. Certes, il prend les chemins que d'autres ont déjà pris, mais il ouvre de nouvelles voies : il préconise, dès 1943, d'utiliser et d'entretenir les chemins de campagne, alors que le randonneur se cantonne davantage à la montagne et à la forêt.

Premier GR il y a 70 ans

Jean Loiseau sera aussi un pionnier dans la communication, créant des manuels consacrés à la rando, illustrés, colorés et drôles. Ce bon vivant au service de la nature crée en 1947 le Comité National des Sentiers de Grande Randonnée, fédération regroupant plusieurs associations, à l'origine de la puissante Fédération Française de Randonnée (FFR) et des fameux GR dont le premier tronçon fut ouvert il y a tout juste 70 ans, à Orléans.

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