Le bonheur est dans le Gers

Si j'avais à vous résumer le Gers en quelques lignes, je vous dirais en préambule que c'est un excellent choix pour une bafouille de 1er juin, cette date merveilleuse d'où l'on perçoit au loin les rives de l'été. Je vous ferais peut-être un poème, ou une déclaration d'amour, et j'alignerais des rimes par milliers, en « oir », comme savoir. Je commencerais par savoir-vivre, puis savoir-faire. Je vous ferais sans doute un plat, quelque chose de léger, fait de foie gras, d'ail, de melon. Et puis je vous servirais un pastis, et un verre de Côtes de Condomois...

À Condom

Le Condomois, c'est pour la transition, car je vous emmène aujourd'hui à Condom et dans les environs. Cette charmante ville connut une belle prospérité grâce à la Baïse, une rivière devenue pleinement navigable au XIXe siècle, permettant notamment d'acheminer l'Armagnac vers Bordeaux. Plus récemment, sa notoriété nationale a pris de nouvelles couleurs lorsqu'Etienne Chatiliez est venu tourner « Le bonheur est dans le pré ». Il avait choisi Condom car il y était venu en vacances lorsqu'il était gamin (comme quoi, les souvenirs d'enfance et de vacances sont toujours des perles qu'il faut chérir !).

Mitchell et Serrault au bistrot

Ce film, star du box-office français, fut principalement tourné dans le Jura, le Gers et le Rhône (à Tarare). Mais c'est sans doute le Gers qui a su le mieux tirer partie de cet éclairage et en faire un film de promotion touristique. Cela dit, le choix de Condom n'est pas tout à fait celui qu'on croit. Quand Gérard Thuilliez (Eddy Mitchell), le concessionnaire automobile, et Francis Bergeade (Michel Serrault), le fabricant de lunettes de WC, s'enfilent des pastagas au bistrot des arcades, nous ne sommes pas à Condom.

À Vic-Fezensac

En fait, nous sommes à 26 km au sud, à Vic-Fezensac, splendide petite ville. Pour les besoins du film, les panneaux d'entrée de cette ville avaient été recouverts par ceux de Condom. Je vous signale au passage que Vic-Fezensac accueille ce week-end un festival national et rare, un festival de fanfares, qui se déploie dans le cadre de « Pentecotavic », manifestation joyeuse et colorée, avec course de garçons de café, tournoi de rugby à 7, course à la cocarde...

À Biran

La fameuse ferme, plantée dans un cadre idyllique, là où Michel Serrault refait sa vie avec une éleveuse de canards, est à Biran, à 10km de Vic. Dominique Laffite, directeur des régies de Gascogne, raconte à un journaliste de La Dépêche : « Etienne Chatiliez cherchait une ferme. On en a vu environ 200, à l'ouest et au Nord du département, car il ne voulait pas de briques. Puis nous avons trouvé cette maison à côté de Biran qui appartenait à des Anglais. Ils avaient été relogés dans une maison luxueuse le temps du tournage ».

À Eauze

Venons-en maintenant au restaurant « Au bon laboureur », tenu par une Catherine Jacob, alias Louise, énervée, et un Daniel Russo, alias André, lumineux et conciliant. Conciliant avec ses trois potes, Eddy Mitchell, Michel Serrault et François Morel (tout fier de ses « Nike »), qui se prennent quelques murges dans l'hôtel-restaurant. Ces scènes se déroulent dans un restaurant d'Eauze, entre Condom et Mont-de-Marsan.

Circuit « le bonheur est dans le pré »

À Eauze, il faut que vous y alliez aussi, ce lieu est une merveille. Son imposante cathédrale Saint-Luperc n'est qu'un morceau d'un patrimoine richissime. Mais finalement, c'est un circuit « Le bonheur est dans le pré » qu'il faut s'organiser. En revisitant ce film, sur place, vous allez rencontrer tout ce que le Gers sait offrir avec le sourire et la joie de vivre. Et puis n'oubliez pas le Jura, Dole notamment. Dole, disons-le, est un peu maltraité dans le film, alors que c'est une ville qui mérite votre périple ! Et bien plus encore...

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Crédit Photo : La Dépêche

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