Les fées de l'Ain

On continue notre balade pleine de légendes, ça va bien avec l'ambiance de Noël et ça nous rappelle des souvenirs d'enfance. On part aujourd'hui dans l'Ain, saluer celles qui ont inondé et enchanté le cinéma et la littérature : les fées. Et pas que celles du logis.

Du côté de la Bresse

Si vous allez dans l'Ain, notamment du côté de La Bresse ou de La Dombes, on va peut-être vous parler des poypes. C'est une petite butte, souvent artificielle, au sommet de laquelle on dressait un château de terre et de bois. Plus fragile que le château-fort, moins éphémère que le château de sable, il avait pour vocation de défendre une zone d'exploitation.

À Rillieux-la-Pape

L'Ain et le Rhône en comptaient beaucoup. Là-bas, on ne disait pas « motte castrale », mais poype et parfois pape (d'où le nom de Rillieux-la-Pape, qui n'était donc pas la résidence de la bergère du Souverain pontife !). C'est Alain Lequien, auteur des « Mystères de l'Ain », qui nous le dit : Le poype nous vient du latin populaire poppia, signifiant mamelon ou sein.

La druidesse de Buellas

Ces papes ou poypes défendaient des terres. Elles ont aussi charrié pas mal de légendes. À Buellas, par exemple, près de Bourg-en-Bresse, on disait que la poype avait été la résidence de fées, et même d'une druidesse. Les fées sont un incontournable des légendes de France.

Carabosse ou Clochette ?

Les fées, en fait, c'est une véritable armée qui souvent nous enchante (la Fée Clochette) et parfois nous embrouille (la Fée Carabosse). Ce qui n'est pas une légende, c'est le nom du maire de Buellas qui fit des recherches sur les poypes : Charles Agricole Nestor de la Teyssonnière (fallait le porter un nom pareil), fils de Marie-Claudine Constance du Marron de Belvey.

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