Autrans a du caractère

Suite de l'interview d'Alain Amblard, directeur du village vacances de l'Escandille, à Autrans en Isère.

Quelles activités proposez-vous à ces congressistes, et plus largement à tous vos clients, familles, enfants, ados, seniors, sportifs ou pas ?

Alain Amblard : Pour les congrès ou séminaires, c'est particulier, ils ont leur propre programme et nous leur mettons à disposition tout ce dont ils ont besoin. On peut proposer des séjours clé en main intégrant des activités de loisirs et de sport. Le large panel de nos services et activités, et la grande qualité de l'environnement de l'Escandille, permettent à des groupes – je pense à des entreprises pour des stages de cohésion de groupe – de rester ici sans avoir à reprendre les voitures. Pour les autres clients, ce que nous proposons est très vaste, je vous invite à vous rendre sur notre site pour les découvrir. Nous avons les activités sportives sur place mais aussi en rayonnant dans la région. Les clientèles familiales, par exemple, vont plutôt rayonner sur 30 ou 40 kilomètres autour de l'Escandille, sur le massif du Vercors globalement. Les seniors, dans le cadre des programmes de découvertes patrimoniales, vont rayonner plus loin encore, sur le Dauphiné. C'est une région très riche du point de vue de l'environnement naturel mais aussi par son histoire.

La commune d'Autrans elle-même présente-t-elle des intérêts particuliers ?

Alain Amblard : Oui et ils sont nombreux ! C'est peut-être d'abord l'état d'esprit d'Autrans et de ses habitants qu'il faut souligner, c'est un village qui a du caractère, avec un esprit d'accueil et de solidarité très fort et très ancien, qui s'explique de plusieurs façons. La résistance, le maquis... des grands faits historiques se sont déroulés ici et ont fédéré les habitants. Nous ne sommes pas dans la même dimension mais les JO de 1968, qui se déroulaient en partie à Autrans (épreuves de ski de fond et de saut à ski) ont eu aussi un effet fédérateur, c'était le début de la télévision en couleur et tout un village se retrouvait sur le petit écran. Notons aussi la création, ici à Autrans, de la mythique Foulée Blanche, en 1979, et bien sûr le festival du film de montagne... tous ces événements ont été très forts pour les habitants et ont contribué à forger un état d'esprit différent, avec un réel sens de l'accueil.

Et on imagine que le film « Mon garçon », tourné en partie à Autrans, a renforcé ce lien...

Alain Amblard : La présence de plus de 400 personnes à l'avant-première de vendredi, pour un village qui compte 1600 habitants est une preuve parmi d'autres de cet esprit de village presque fraternel. Le film a été tourné intégralement en Isère, ici à Autrans et à Corrençon-en-Vercors. Il y a de très belles images de notre région, même si les prises de vue en extérieur ont été réalisées pendant la saison – fin de l'été – ce qui ne produit pas forcément les plus belles lumières.

Question plus personnelle pour terminer. Quel est votre parcours et comment êtes-vous devenu directeur de ce village vacances ?

Alain Amblard : Je suis originaire de cette région, plus précisément de la Chartreuse, au nord du Vercors, et je suis à l'origine accompagnateur de montagne et moniteur en spéléologie. J'ai également un diplôme de moniteur de VTT et en 1989, lorsque le village vacances de l'Escandille a voulu développer l'activité VTT, il a fait appel à moi. C'étaient les débuts du VTT. Je me suis toujours beaucoup investi dans cette maison et j'ai succédé à Jean Hernicot à qui je rends hommage. Les années passées auprès de Jean ont été pour moi un enrichissement personnel et professionnel permanent. Notre complicité a permis de souder l'équipe de l'Escandille, composée de 50 personnes, et d'envisager ensemble le développement de notre établissement. À son départ en retraite, bien mérité, il a su avec discrétion me conseiller dans les choix d'avenir pour l'Escandille.

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