Nancy et son Musée du savoir-vivre

C’est agréable, mais très injuste aussi, de résumer Nancy à sa Place Stanislas. Régulièrement classée parmi les plus belles places du monde – avec la place Saint-Marc de Venise ou la Plaza Mayor de Salamanque – la place nancéienne est environnée, dans un rayon de quelques kilomètres, de centaines d’autres trésors d’art, de tecture et d’architecture.

Voyez, par exemple, la villa Majorelle, très utilement bâtie au numéro un de la rue Majorelle. Elle est une perle de l’Art Nouveau. En France, ce mouvement est né à Nancy. Et en 1901, ses fondateurs désignaient cette école comme « une sorte de syndicat des industriels d’art et des artistes décorateurs ». L’idée était, pour dire vite les choses, de promouvoir Nancy et la Lorraine. Imaginez un peu la tête du bureau de l’association (attention, c’est du lourd !). Président : Emile Gallé (le sublime maître-verrier et ébéniste). Vice-Présidents : Louis Majorelle, Antonin Daum et Eugène Vallin.

Dans le registre Perle de l’Art Super Nouveau, je vous recommande une autre balade. Elle est idéale pour prendre le temps d’écrire correctement ses cartes postales de vacances. Car ce moment ne peut pas être anodin. A la réception d’une carte postale, n’avez vous jamais ressenti cette gêne à l’idée d’avoir entre les mains un truc écrit à la va-vite, sans doute sur l’épaule du steward du vol retour ? Il faut soigner cet instant, magique, de la carte postale, trouver un lieu adéquat pour traduire au plus juste, au plus près, en mots, en dessins peut-être, tous vos sentiments de bonheur. Et vos espoirs de ne jamais en finir avec les vacances.

À Nancy, rien de tel qu’une table de « L’Échanson », un bar à vins de la Rue de la Primatiale (juste à côté de la cathédrale). Le patron me dit que non, mais, têtu, je reste persuadé qu’il est l’un des premiers en France à avoir développé ce concept aujourd’hui moderne (dans le sens où il est à la mode) de bar à vins. Vrai ou pas vrai, c’est un lieu à découvrir, à boire, à sentir, à y rester des plombes. La rue est ombragée, étroite et gaie. Italienne. « Espagnole, je dirais plutôt », me contredit à nouveau le gargotier, qui a aussi investi la vieille cordonnerie d’en face pour y stocker ses vins, divers, d’été, de garde, de soif. Cette rue n’est ni italienne, ni espagnole, ni même française, elle est juste un musée du savoir-vivre.

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