Saint Malo et ses devises

En préparant votre voyage, il est très doux, ou très drôle, ou simplement très instructif de vous plonger dans ce qu’une ville ou une région compte de symboles, devises ou légendes. Saint-Malo a de quoi vous ravir en la matière. Ne loupez pas, pour entamer une bonne relation avec les autochtones, de méditer sur leur devise : « Ni Français, ni Breton, Malouin je suis ». Les Malouins portent une deuxième devise, « Semper fidelis ». Elle exprime la fidélité réciproque de la ville et de ses habitants. Et même une troisième : « Cave canem », « Prends garde au chien », qui nous renvoie à une histoire maritime : « Ce sont les chiens qu’on lâchait le soir sur la grève, pour préserver la ville des pillages de navires ».

Explorateurs et corsaires

Saint-Malo n’échappe pas à la tradition des légendes. La plus coriace et la plus mouillée est celle du lutin Nicole. Il se dit que ce petit bonhomme, qui terrorisait les pêcheurs en déchirant les mailles de leurs filets, « était un ancien haut-gradé de l’armée française, réputé pour ses colères ».

Dans un monde plus cartésien, mais demeurant dans la légende (dans l’autre sens du terme), vous ne pourrez pas naviguer à Saint-Malo sans qu’on vous rappelle l’épopée des grands explorateurs nés ici ou attachés à cette ville d’Ille-et-Vilaine : « Gouin de Beauchesne affronte le Cap Horn en 1701, Mahé de la Bourdonnais colonise les Mascareignes et reprend Madras, Maupertuis part en Laponie en 1736 mesurer la forme de la terre. Ses corsaires, Duguay-Trouin qui s’empare de Rio de Janeiro en 1711, et Surcouf lui donnent un prestige considérable ».

Chez Jacques Cartier

Parmi ces grands découvreurs, l’incontournable de l’incontournable se nomme Jacques Cartier. Le découvreur du Canada possédait ici une ferme, le Manoir de Limoëlou (aujourd’hui musée), acquis en 1541.

Mais la cité corsaire n’abrite pas que des histoires de mer. Le mélange mer et campagne est même surprenant. En vous éloignant un peu de la côte, vous capterez d’abord une vue du genre carte postale : la ville et ses remparts au loin barbotant dans l’eau. A marée haute ou marée basse, c’est un délice pour les yeux. En vous éloignant encore un peu plus, vous découvrirez les fameuses « malouinières », belles demeures de campagne symbolisant la richesse des armateurs malouins. Elles contribuent aussi à la richesse patrimoniale de la ville, dont les éléments phares sont les remparts et ses portes, les forts et les bastions.

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Photo : JBC35 / Office de Tourisme de Saint-Malo

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