Ça commence par nous !

Un « écogeste » par jour, ça nous en fait donc 365 par an pour sauver la planète... et plus si affinités. C'est l'idée que veut promouvoir un jeune Grenoblois, Julien Vidal, épaulé par « une collaboratrice de choc », Florence Patsouris. L'opération se nomme « Ça commence par moi » et recense des centaines d'actions, souvent simples et peu coûteuses, à mettre en œuvre dans nos vies quotidiennes.

En prendre de la graine

Le fondateur du mouvement ne nous arrose pas de leçons de morale, il se définit comme « un Monsieur tout le monde », simplement armé d'un projet optimiste. « Je n'ai jamais eu autant d'effet sur les gens depuis que j'ai arrêté de vouloir les changer à tout prix », disait-il récemment à un journaliste de 20 Minutes. Il faut simplement en prendre de la graine, sans tout faire comme lui, pour aider à repousser le jour du dépassement.

Vivre à crédit écologique

Le jour du dépassement est celui où on nous colle la preuve sous le nez qu'on ne s'est pas surpassés pour sauver notre bonne terre. C'est une date dans l'année à partir de laquelle les humains vivent à crédit écologique, ils ont épuisé et consommé toutes les ressources que la planète est capable de régénérer en un an. Dans les années 70, ce jour intervenait fin décembre. Il est désormais inscrit sur nos agendas à la mi-août... Il n'aurait plus lieu d'être, si tout le monde vivait comme Julien et Florence, « puisqu'il serait le 31 mars de l'année suivante ».

Ruisseaux à la sauce Kennedy

En fait, ils nous invitent à goûter le mélange de deux grandes idées. Celle des petits ruisseaux qui font les grandes rivières, ou des petits rien-du-tout mis bout à bout qui produisent de grands résultats. Ils invitent aussi Kennedy à nous faire gamberger, à l'aide de sa maxime « Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays ». Il faut juste remplacer « pays » par « planète », et hop, c'est dans la poche.

Une communauté naissante

Tout n'est pas du made in cerveaux of Julien and Florence. L'espace est collaboratif et vous pouvez y aller de votre suggestion. Il est organisé selon plusieurs catégories, classées par thèmes (culture, société, éducation, technologie, consommation...), par durées (vous changez le monde en fonction du temps que vous avez, une minute, dix minutes, une heure...) et par coûts (ceci allant du « pas besoin d'argent pour faire bouger les choses » au « parfois, il faut vraiment investir dans l'avenir auquel on croît »).

J'achète des pneus rechapés

Le temps des vacances peut être un moment sympa pour commencer à agir. Dans les 365 idées et + de ce site, on dégote par exemple des solutions pour la route : « j'adopte l'éco-conduite » (économies d'argent, réduction de l'empreinte carbone, moins de risques d'accidents, ralentissement de l'usure de ma voiture) ou « j'achète des pneus rechapés » (un pneu contient environ 200 matériaux différents, assemblées selon un processus complexe et coûteux en énergie).

Je vide la corbeille de ma boîte mail

Entre les idées simples et plus complexes, entre les gratos et les coûteuses, il y a les idées surprenantes. Qui savait que vider sa corbeille de boîte mail a un impact sur l'environnement ? En effet, les serveurs consomment de l'électricité. « Notre boîte mail est le parfait exemple de l'impact négatif sur la planète que notre vie technologique peut engendrer à l'insu de notre plein gré. Si tout le monde vidait sa corbeille, on libérerait des millions de téraoctets (car toutes nos données sont stockées en double en cas de bug) et donc on économiserait énormément d'énergie ».

Je privilégie les objets réparables

Le site conseille de se désabonner des newsletters auxquelles on ne s'est pas inscrits. Elles représentent des milliers d'envois de mails inutiles... et énergivores. On trouve bien sûr de multiples idées, sur des objets variés, pour refuser l'obsolescence programmée et exiger des produits réparables et résistants. Outre les bonnes idées que l'on dégote, on accède à une info de qualité, souvent bien étayée, sur des sujets qui nous touchent au quotidien.

Je pratique l'apéro Crashpitch

Une dernière pour la route ? Voici l'idée de l'apéro Crashpitch. « Crash veut dire s'écraser et pitch est une petite présentation d'un film ou d'un projet ». Voilà donc un moment convivial pendant lequel « des porteurs de projets viennent présenter en une minute chrono leur idée folle, un super moyen de se tester »... et de favoriser, j'imagine, les breuvages bios et Français (préférez les circuits courts !). Et s'il n'y a pas de bistrot dans le quartier, de deux choses l'une : vous en ouvrez un (solution coûteuse) ou vous prenez le vélo.

V.H. / Crédit Photo : Florence Patsouris - 20 Minutes

Et pour des vacances éco-responsables, découvrez notre label Chouette Nature !

Partagez

+ d'articles...