Une journée sérieuse et optimiste

Savez-vous combien il y a de journées mondiales de ceci, de journées nationales de cela ? Il y en a plus de 500 par an, plus d'une par jour ! On en trouve des un peu loufoques (journée mondiale sans pantalon, journée internationale sans paille, journée mondiale du rangement de bureaux...) et de très sérieuses, à l'instar de celle du jour : la Journée mondiale de l'environnement.

De toute urgence

L'idée est née à l'ONU, dont le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) avait alors souligné « les points noirs sur lesquels un effort important doit être entrepris de toute urgence » : lutte contre la destruction de la couche d'ozone, lutte contre la déforestation, préservation de la qualité des réserves d'eau, lutte contre la désertification et la sécheresse.

L'optimisme, un bon carburant

On ne va pas se raconter d'histoires, la planète va mal ! Mais il est essentiel de citer aussi ce qui va mieux, car l'optimisme est aussi un bon carburant et montre qu'un certain nombre d'efforts, des États, des entreprises, des associations et des citoyens, ne sont pas vains.

Prenons l'exemple de la couche d'ozone

Considérablement abîmée, par les produits contenus notamment dans les aérosols, la couche d'ozone se refait une santé, très lentement. C'est ce que certifie le magazine Futura Planète, dans un article de novembre 2018 : « Un rapport d'experts, mandatés par les Nations Unies, se montre particulièrement optimiste. Depuis 2000, la couche d'ozone s'est reconstituée à un rythme de 1 à 3% par décennie. De quoi espérer revenir au niveau des années 1980, dès la décennie 2030 pour l'hémisphère nord, plutôt dans les années 2050 pour l'hémisphère sud ».

Agir est utile. Crier victoire est dangereux

Cette bonne nouvelle est le résultat d'une action publique, menée à partir du protocole de Montréal, en 1987, « interdisant l'usage des principaux produits responsables de ce trou dans la couche d'ozone ». Bref, agir est utile. Mais il est inutile de « crier victoire trop vite », ainsi que le disent les scientifiques. Inutile et dangereux ! « Des études récentes rapportent en effet une augmentation inquiétante des concentrations atmosphériques de CFC-11, l'une des substances interdites par le protocole ».

Le poids de chacun d'entre nous

Au-delà des États qui agissent (ou n'agissent pas), le rôle des citoyens est primordial. Toutes nos actions du quotidien concourent à sauver notre planète. N'oublions jamais cette maxime du poète Antoine Furetière : « les petits ruisseaux font les grandes rivières ».

Revoir nos modes de consommation

Greenpeace, et bien d'autres organisations, rappellent les gestes utiles du quotidien, contribuant à améliorer notre environnement menacé, dont la limitation des achats de produits électroniques : « les produits électroniques représentent environ 62% des émissions de gaz à effet de serre dues à nos modes de consommation ».

Agir tous les jours

Greenpeace souligne également les ravages de la mode vestimentaire, qui nous incite à beaucoup acheter... et beaucoup jeter. On peut aussi veiller aux fuites d'eau à son domicile (« un robinet qui fuit peut gaspiller jusqu'à 120 litres d'eau par jour »), prendre une douche moins longtemps, laver à basse ou moyenne température, « vu la performance des machines », ou manger local, « la consommation de denrées alimentaires produites localement réduisant le nombre d'intermédiaires et diminuant les transports polluants ».

Cap France engagé !

Depuis longtemps, Cap France est engagé dans ce combat. Au fil des ans, ses villages vacances ont développé des modes d'organisation et de fonctionnement plus respectueux de l'environnement, sans que cela nuise au confort des vacanciers. L'engagement de Cap France, c'est aussi sa proximité avec des associations et acteurs locaux, particulièrement des producteurs, dans toutes les régions.

Pionniers dans le tourisme associatif

La moitié des sites Cap France est labellisée Chouette Nature, démarche pionnière au sein du tourisme associatif. Les villages labellisés répondent à une série de critères (stricts) et mènent des actions concrètes, telles que l'utilisation de produits issus du commerce équitable, les pique-niques zéro déchets ou l'usage de véhicules électriques...

V.H.

© Photo Peter Calon / Greenpeace

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