Là où il fait bon vivre...

Le palmarès 2018 des villes « où il fait bon vivre et travailler » vient de paraître et il réserve quelques surprises de taille. Notons d'abord qu'il n'est pas le fruit de ces sondages un peu farfelus (mais souvent drôles) qui fleurissent sur la toile. Non, celui-ci, c'est du solide et du sérieux !

Une quinzaine d'indicateurs

Le classement « Où il fait bon vivre ? » intègre les résultats d'une quinzaine d'indicateurs « qui vont de la météo à l'offre culturelle en passant notamment par la qualité de l'air, la part d'étudiants, l'offre de soins, la sécurité et les prix de l'immobilier », indique Pierre Falga, dans L'Express Emploi du 19 février 2018.

Nantes et Rennes en tête

Pour le classement « Où il fait bon travailler ? », les indicateurs « privilégiés sont le taux de chômage, l'évolution de l'emploi, la part de cadres, l'accessibilité ferroviaire et aérienne des villes mais aussi le degré d'insertion de leurs jeunes et le niveau de revenu de leurs habitants ». L'ouest cartonne et prend la tête des deux classements : Rennes pour « les villes où il fait bon vivre » et Nantes pour l'enquête sur l'ambiance professionnelle.

La surprise des petites métropoles

Ce sont les métropoles de plus de 500 000 habitants qui trustent le classement des « villes où il fait bon travailler » : 1er, Nantes, 950 000 habitants ; 2ème, Rennes, 708 000 habitants ; 3e, Lyon, 2 259 000 habitants... Mais l'autre classement, « où il fait bon vivre », fait apparaître dans le top 10 de plus petites entités (moins de 500 000 habitants) : Limoges arrive en 2eme position, suivie par Angers (3e) et Clermont-Ferrand (4e).

Les Bretonnes en force

Est-ce le signe que les mégapoles à la Française n'incarnent pas forcément l'avenir en termes de qualité de vie ? De plus petites métropoles (de 100 à 300 000 habitants) font une belle entrée dans le classement « où il fait bon vivre ? », dont de nombreuses Bretonnes : Brest (5e), Lorient (7e), Vannes (11e) et Quimper (12e).

Les limites de l'exercice

Pour autant, comme tout classement, l'exercice a ses limites. S'il est très rigoureusement mené, il n'intègre pas tout, notamment des villes moyennes dont la taille ne leur permet pas d'apparaître dans ce classement (qui porte sur les 100 agglomérations les plus peuplées de France), offrant pourtant des qualités de vie remarquables. C'est à ce moment là qu'il faut prendre sa loupe, ses godillots et aller chercher les pépites soi-même (et il y en a !).

L'effet local

Sur l'attractivité économique des agglomérations, relevons également ces deux tendances. L'une est connue : les gros continuent de se tailler la part du lion, avec une concentration de 46% des emplois (et 51% du PIB) sur les douze métropoles régionales (Paris, Lyon, Bordeaux, Toulouse...). L'autre est encourageante : « Si les communes isolées souffrent d'une baisse de l'emploi dans les métiers agricoles et ouvriers, l'effet local y est positif. Les métiers industriels résistent mieux et les professions de santé et artistiques s'y développent plus », écrit L'Express.

Un bon pif

Et n'oublions pas les professions liées au tourisme qui stimulent très souvent la dynamique économique de ces régions et villages plus éloignés des grands centres urbains. Il suffit d'un petit tour dans les villages vacances Cap France pour s'en convaincre. Et là, pas besoin de calculette, un bon pif suffit... V.H.

Photo : plateau de Gergovie, à quelques kilomètres de Clermont-Ferrand, seule ville avec Rennes et Nantes à se classer dans le top  10 des deux palmarès

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