Nos montagnes sur les écrans

Cap France fait son festival et vous emmène, autour de plusieurs de ses villages vacances et hôtels clubs, sur des lieux de tournage célèbres. Nous finissons cette série avec nos montagnes, qui illuminent si bien le 7e art. Nous allons nous balader dans Alpes (à l'Orée du Lac, à Tignes-Val d'Isère et à l'Escandille, à Autrans LIEN), le Massif central (à la Châtaigneraie, à Maurs-la-jolie), les Pyrénées (à Clairevie, à Argelès-Gazost), dans le Jura (à Neige & Plein Air, à Lamoura) et dans les Vosges (à La Bolle, à Saint-Dié-des-Vosges).

Une hirondelle a fait le printemps

Au cœur de ce film populaire, un thème qui fonctionne bien aujourd'hui : changer de vie ! C'est l'histoire d'une Parisienne, interprétée par Mathilde Seigner, qui débarque dans le monde paysan, dans le massif du Vercors. Elle vient s'occuper de la ferme d'un vieux bougon, joué par Michel Serrault. Tourné en partie à Autrans, dans l'Isère, « Une hirondelle a fait le printemps » a été réalisé par Christian Carion.

Le Vercors, le plus beau plateau de cinéma

Christian Carion est revenu à Autrans (et autour) six ans plus tard, pour tourner « Mon garçon », avec Guillaume Canet et Mélanie Laurent. Le film avait d'ailleurs été présenté en avant-première au village vacances de l'Escandille (dans la grande salle de spectacle), en présence du réalisateur, un amoureux de cette région : « le Vercors est le plus beau plateau de cinéma » avait déclaré Christian Carion.

Performances d'acteurs

C'est à noter, parce que c'est rare, le thriller « Mon garçon » a été tourné en six jours seulement et Guillaume Canet n'avait pas connaissance du scénario, « Mélanie Laurent lui donnait la réplique, par exemple dans la scène dans la voiture, et Guillaume Canet répondait naturellement sans savoir ce qu'il aurait dû dire ». Autre performance, dans « Une hirondelle a fait le printemps », Mathilde Seigner n'avait pas voulu de doublure pour procéder à l'accouchement d'une chèvre, elle s'y était collée elle-même.

Les Bronzés à Tignes-Val d'Isère

Dans un autre genre, c'est une performance : dans « Les bronzés font du ski », Josiane Balasko se casse une jambe en skiant, elle est secourue par Christian Clavier après avoir encaissé un solide coup de bâton sur le front, administré par Gérard Jugnot. Là non plus, pas de doublure, Josiane se casse la binette elle-même. Ce film monument du cinéma français a été tourné en 1979 dans la station de Tignes-Val d'Isère (où vous trouvez le village vacances de l'Orée du Lac). Mais dans le film, le nom de la station « n'apparaît nulle part, les responsables de la station et l'équipe de tournage étant sur des relations très tendues ».

Costa-Gavras et Gérard Oury dans le Cantal

Le Cantal est également un sublime plateau de cinéma. Gérard Oury, en 1966, est venu tourner plusieurs scènes de « La grande vadrouille », à Saint-Flour et Alleuze notamment. Alleuze a également abrité des séquences du film de Costa-Gavras « Un homme de trop », sorti sur les écrans en 1967 et comptant une distribution de ouf : Cremer, Brialy, Piccoli, Perrin (Jacques), Brasseur, Vanel, Périer, Préjean, Modo (sans Grosso)...

Le pacte des loups

Pour (re)découvrir les Hautes-Pyrénées, il y a ce moyen, parmi d'autres : visionner « Le pacte des loups », méga production de 2001, dont l'histoire est celle, en gros, de la bête du Gévaudan. Les décors naturels sont exceptionnels et variés, ceci expliquant en partie la durée du tournage, de près de six mois.

Anthony Quinn et Christopher Lee à Argelès-Gazost

Dans les Hautes-Pyrénées, si vous voulez découvrir d'encore plus près des décors de cinéma, vous allez au village vacances Clairevie, à Argelès-Gazost. Dans cette commune des vallées des Gaves, l'Anglais John Lee Thompson est venu tourner en 1979 « Passeur d'hommes », avec Anthony Quinn, Christopher Lee, Patricia Neal, Malcolm McDowell...

Avec Roland Giraud et Michel Galabru

Dix ans plus tard, le Français Christian Gion tournait « Le provincial », en partie à Argelès-Gazost, avec Roland Giraud, Gabrielle Lazure et Michel Galubru. C'est un peu l'histoire inverse de « Une hirondelle a fait le printemps ». Roland Giraud est un amoureux des Pyrénées et un hasard de la vie va l'emmener vers Paris, ses lumières et ses bruits.

Patrick Bruel à Lamoura

« Le lait de la tendresse humaine » raconte l'histoire d'une mère de famille qui disparaît. Réalisé par Dominique Cabrera, en 2001, ce film est tourné dans le Jura, notamment à Lamoura (où se tient le village vacances Neige & Plein Air) mais aussi à Morez, capitale française de la lunette, et sur les bords du Lac des Rousses. Patrick Bruel était la tête d'affiche de ce film. Si vous tenez à regoûter aux beaux paysages de la Franche-Comté, projetez-vous « Monsieur Batignole », avec Gérard Jugnot et une bande de gamins magnifiques (photo).

Lino Ventura à Saint-Dié-des-Vosges

« Les grandes gueules », de Robert Enrico, fait un carton dans les salles en 1965. On y retrouve Lino Ventura, Bourvil, Marie Dubois, Michel Constantin, Paul Crochet... Adapté d'un roman de José Giovanni, c'est l'histoire de détenus en liberté conditionnelle venus bosser dans une scierie des Vosges (ce film aligne beaucoup de poings, pains et gnons !). Vous retrouvez très facilement les lieux de tournage, notamment la grande place à Vagney, la gare de Saint-Dié, Gérardmer...

L'omelette de Bourvil

A quelques kilomètres de Gérardmer, le site de la scierie est indiqué, il a abrité un temps un restaurant. En marge de ce film, alors qu'il tournait à Saint-Dié, Bourvil était allé frapper un soir à la porte du restaurant « le Point central ». Bien que fermé, la patronne l'avait reçu et avait partagé une omelette avec lui dans la cuisine. Ce restaurant est devenu un bar à vins, « la Pitchouli », où vous pouvez vous rendre pendant vos vacances au village vacances de la Bolle. Belle déco et lieu désormais mythique. Outre Bourvil, sont venus ici Jacques Brel, Tino Rossi, Eddy Mitchell, Dalida...

V.H.

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