Sensations fortes et panoramas fantastiques : cap sur le parapente !

Faites un petit sondage auprès de parapentistes – patentés ou occasionnels, débutants ou vieux routards – ils vous racontent leurs virées souvent avec les mêmes mots, pleins de passion : sensations fortes, expériences uniques et intenses, sentiment de totale liberté, panoramas fantastiques, harmonie avec la nature, nouvelles découvertes... Vous aussi, si ce n'est déjà fait, tentez le parapente. L'exercice comporte évidemment des contraintes mais il est assez facile d'accès et se pratique partout en France. Quelques spots sont toutefois plus prisés que d'autres.

Parapente, deltaplane, parachute ascensionnel, kitesurf, speed-riding...

Faisons un point d'abord sur les différentes pratiques de vol libre. Il y a donc le parapente, affilié à la Fédération Française de Vol Libre (FFVL) et dérivé du parachute (qui, lui, est naturellement affilié à la Fédération Française de Parachutisme). Le parapente, c'est une aile (on dit aussi une voile) « composée de caissons dans lesquels l'air s'engouffre ». On s'envole généralement depuis une pente et le pilote dispose de différents outils pour manœuvrer dans les airs. Il y a aussi le deltaplane avec son aile en forme de delta « où le pilote est allongé la tête au vent dans un harnais intégral profilé ». Le décollage s'opère depuis une hauteur, pas forcément très élevée (en haut d'une dune, ça marche impec !). Le parachute est historiquement le plus connu. Il nous renvoie à de célèbres opérations militaires comme le Débarquement de Normandie. C'est d'ailleurs après la Seconde Guerre Mondiale que le parachutisme sportif s'est développé en France, s'inspirant du parachutisme militaire. Si on résume vite, le parachute, c'est un frein. On saute (le plus souvent depuis un avion) et comme son nom l'indique le parachute pare aux chutes (des fois, le français c'est super simple !). En tout cas, le parachute ne remonte pas, au contraire des parachutes ascensionnels (et sensationnels) qu'on voit souvent l'été au bord de la mer. En parachute ascensionnel, on est tracté (par un bateau, treuil, véhicule) pour prendre l'air et monter en altitude. Et on peut à un moment se décrocher du câble pour redescendre comme en parachute ou parapente. Il existe plein d'autres activités reliées à la FFVL : kitesurf (planche aérotractée), snowkite (sorte de kitesurf d'hiver), speed-riding (vol et ski)... Savez-vous par ailleurs que le cerf-volant et le boomerang sont des disciplines classées dans la catégorie « vol libre » et liées à la FFVL ? Toutes catégories confondues, cette fédération compte plus de 30 000 adhérents.

Pour les personnes handicapées aussi, avec Handi'Icare et Handi-Parapente

Revenons au parapente. Pour démarrer, vous avez plusieurs options : vous pouvez faire un stage d'initiation dans une école labellisée par la FFVL, avec pour objectif de devenir autonome et pilote plus ou moins régulier ; vous pouvez aussi vous offrir un baptême de parapente en biplace (ou l'offrir à quelqu'un, c'est une expérience marquante qui laisse de grands souvenirs). Dans ce second cas, vous êtes accompagné par un moniteur expérimenté. Des enfants peuvent être passagers, des personnes handicapées aussi. La FFVL explique qu'elle « a pris à bras le corps les problèmes que posent l'accès des personnes à handicap aux disciplines de vol libre. Elle y consacre énergie et budgets ». Bravo ! Le dispositif est développé sous le label Hand'Icare et, pour le parapente, Handi-Parapente. Quel que soit le pilote ou co-pilote, le parapente requiert de la préparation, de l'attention, de la rigueur, une parfaite connaissance de la météo, de l'environnement et des règles de conduite dans l'air, ceci afin de réduire au maximum les dangers : collision avec des reliefs naturels, lignes électriques ou câbles de téléphériques, ou avec d'autres aéronefs. OK, il y a des contraintes mais le parapente est encore plus généreux en bienfaits et bonheurs : liberté, santé (physique et mentale), fabrication de grands souvenirs... et puis des petits trucs pratiques, par exemple ceci : « pas d'embouteillages sur les spots » (contrairement à d'autres, comme le surf), c'est ce que souligne opportunément le site Sportihome dans sa liste des « 10 bonnes raisons de se mettre au parapente ». S'y mettre, OK, mais où ? Partout ou presque ! Les spots les plus fréquemment cités sont les stations de ski (qui organisent des stages ou baptêmes de parapente), les environnements à reliefs (plus recherchés pour accentuer les sensations, tels les massifs montagneux, Alpes, Pyrénées, Jura, Vosges, Massif Central), et certaines villes, Annecy, Grenoble ou Millau... Parmi les spots de parapente signalés, notez de plus petites altitudes mais d'aussi grandes émotions : la dune du Pilat (106 mètres), la plus haute d'Europe, sur la Côte d'Argent, à 50 km du village vacances Carrefour des Landes (Mimizan) ; ou le Ménez Hom (330 mètres), à quelques pas de l'Hôtel Club Ker Beuz (Presqu'île de Crozon). Au Ménez Hom, que vous y montiez à pinces, à vélo, à cheval ou en voiture, que vous en redescendiez en marchant, en courant ou en volant, prenez le temps sur le sommet de traîner et d'admirer la rade de Brest (vue exceptionnelle). Prenez le temps aussi de l'apéro à votre retour à Ker Beuz (ambiance exceptionnelle). J'ai testé !

Vianney Huguenot
Journaliste, hexagone-trotter, également chroniqueur en radio et animateur en télévision, il sillonne la France depuis plus de vingt ans, alternant les coins méconnus et les pépites incontournables du tourisme français.

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