Rodez et ses mystères

Amateurs de plans pas plan-plan, tendez bien l'oreille, restez avec nous, munissez-vous d'une carte, bleue pour démarrer, faites un saut à la gare et bloquez-vous des biftons pour un train direction Rodez. Je vous promets, ce n'est pas du train-train quotidien que vous allez goûter, vos lunettes vont en prendre plein les mirettes. Si vous optez pour le mode automobile, n'oubliez pas les cartes grise et verte, ainsi que la routière (très pratique, on ne le dira jamais assez, lorsque votre smartphone est en rade de petites barres et que votre GPS vous plante).

Munissez-vous maintenant d'une carte de la ville de Rodez. Je vous suggère une bonne semaine là-bas, pour partir à la découverte d'un patrimoine remarquable. La palais épiscopal, l'église Saint-Amans, évidemment l'église du Sacré cœur, l'hôtel de Bonald, l'hôtel du cheval noir, j'en passe et des meilleures...

Vous êtes au cœur d'un véritable bijou, situé à égale distance entre le Parc Naturel Régional des Causses du Quercy et le Parc National des Cévennes. Vous êtes entre de bonnes mains. Il y a une merveilleuse senteur de mystère qui plane dans cette ville. Cet effet sera vite renforcé – si vous êtes un chouïa historien ou simplement bon joueur de Cluedo – et que vous partez revisiter l'affaire Fualdès.

Jouer les détectives peut être une très belle occupation de vacances. Vous passez en ville, vous achetez une pipe, une casquette, un imper (sous l'imper, vous ne restez pas en maillot de bain, ça pourrait vous causer des ennuis). Et bim ! Vous voilà fin prêts pour jouer les Maigret. Repartez enquêter sur la fameuse affaire Fualdes, une des plus grandes affaires criminelles de France, qui a défrayé la chronique non seulement ici, mais dans toute l'Europe et aux Etats-Unis.

Je vous la fais vite, ça se passe au début du XIXe siècle, le procureur impérial est retrouvé égorgé, ses assassins l'ont jeté dans l'Aveyron. Se mêlent des considérations d'ordre politique et une histoire d'orgue de barbarie, portant en l'occurrence assez bien son nom. Bref, un scénario de polar aux petits oignons. Et justement, en parlant d'oignons, tout le monde va mettre son grain de sel dans cette histoire et considérer que c'est aussi un peu ses oignons. La presse, bien sûr. Mais aussi Balzac, Flaubert, Victor Hugo. Et finalement, les auteurs du crime ne seront jamais identifiés.

Si vraiment vous n'avez pas l'âme, ni l'imperméable, d'un inspecteur, relisez simplement Flaubert. A Rodez, bien sûr. Vous m'en direz des nouvelles.

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Photo : Office de Tourisme du Grand Rodez

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