Sur la Côte fleurie

On part en balade cette semaine autour des villages vacances présents, le week-end prochain, au Salon International Tourisme & Loisirs de Rennes : 438 exposants, 7000 m² d'évasion, un espace enfants Made in Cap France et des idées de vacances à la pelle. L'un des 7 villages vacances que vous retrouverez est Sweet Home, à Cabourg. En attendant Rennes, on part donc faire un tour sur la Côte fleurie.

La Côte d'Azur de la Manche

Le premier à avoir eu la belle et bonne idée de parler de « côte fleurie » est un comte, Raymond Coustant d'Yainville, par ailleurs président de la société d'horticulture de Pont L’Évêque. En 1903, à l'occasion d'une réunion d'horticulteurs du Calvados, il remercie ainsi ses confrères : « Messieurs, vous faites œuvre de patriotisme en vous efforçant d'embellir notre belle contrée, et comme il y a sur la Méditerranée la Côte d'Azur, grâce à nous il y a sur la Manche la Côte fleurie ».

Les pommiers du Pays d'Auge

Ainsi naissait un label, que les Normands doivent aux horticulteurs mais aussi aux propriétaires qui veilleront toujours à illuminer de fleurs leurs villas. La nature du Pays d'Auge est bien sûr la première source de cette réputation colorée. Ses pommiers ne produisent pas qu'un breuvage célèbre et enivrant, mais aussi des paysages frais et élégants.

De Honfleur à Merville-Franceville

Cette Côte fleurie flâne de Honfleur à Merville-Franceville (où vous trouvez deux villages vacances Cap France : Bon Séjour La Plage et la Résidence Le Bois Flotté). Elle est aussi fleurie d'une richissime histoire (artistique, intellectuelle, architecturale...). La réputation touristique de cette région, notamment de ses bains de mer, va se bâtir à partir du milieu du XIXe siècle.

Le 21e arrondissement de Paris

À l'époque, ce sont surtout les Parisiens qui investissent les lieux. On parle même de Deauville comme du 21e arrondissement de Paris. Progressivement, les villages de pêcheurs et d'agriculteurs se transforment en cités balnéaires. L'action d'investisseurs et riches industriels sera déterminante, mais ce sont aussi de nombreux intellectuels et artistes qui feront de cette côte un lieu couru.

Marcel Proust et Cabourg

Celui qu'on désigne souvent comme « le précurseur du roman moderne » avait une tendresse particulière pour Cabourg. Marcel Proust y vient régulièrement à partir de 1907, il loge au Grand Hôtel. « Depuis que je suis ici, je peux me lever et sortir tous les jours, ce qui ne m'était pas arrivé depuis six ans », écrit-il à Mme de Caraman-Chimay. C'est là qu'il commence à écrire un des monuments de la littérature française, « À la recherche du temps perdu ».

Maître du music-hall

« La plage des romantiques », autre nom donné à Cabourg, accueille chaque année le festival du film romantique. Plusieurs films ont d'ailleurs été tournés en partie ici, dont l'une des stars des années 80 : « La boum ». La magie opère réellement à Cabourg, où des parfums de Belle époque, sans cesse, vous font du gringue. Pour couronner le tableau, c'est un maître du music-hall, patron de l'Olympia, qui fut son maire dans les années 70, Bruno Coquatrix.

Mozin et Trouville, Boudin et Honfleur

Parmi les artistes promoteurs de la Côte fleurie, on déniche de nombreux peintres. À Honfleur, à Trouville, un peu partout en fait. Eugène Boudin, natif de Honfleur, grand nom de l’impressionnisme, fut un pionnier, un des premiers à sortir chevalet, pinceaux et toile de son atelier, pour peindre des paysages marins. Quant aux peintures de Charles Mozin, elles ont contribué au succès de Trouville.

Alexandre Dumas et Houlgate

De l'impressionnisme, on passe au naturalisme, un des courants littéraires. « Un des ouvriers les plus puissants du naturalisme », dixit Zola, était Alexandre Dumas... qui lui aussi vantait la Côte fleurie. Il le fit davantage à propos des villas et de leurs architectures remarquables. « Ces maisons ont l'air d'avoir pris racine au moment où elles dansent le cancan », écrivait Dumas, magnifiquement inspiré. C'est une floraison de styles différents que vous allez cueillir. Ne manquez pas notamment les 300 villas d'Houlgate, une cité qu'on décrivait comme « un terrain d'expérimentation architecturale ».

Les falaises des vaches noires

Vous verrez, c'est une union de la plus belle espèce qui batifole sur la Côte fleurie, celle d'une ambiance urbaine qui réveille nos plus nobles nostalgies et celle d'une atmosphère campagnarde et inimitable faite aussi de monuments. Pour y goûter, offrez-vous par exemple une virée du côté du Mont Canisy, à Bénerville-sur-Mer (photo), ou sous les falaises des vaches noires, entre Villers-sur-Mer et Houlgate.

© Communauté de Communes Cœur Côte fleurie

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