Lucie Aubrac et le Morbihan

Pendant tout l'été, revisitez la France à travers le parcours de 39 personnages de notre histoire. Voici la réponse à la question numéro 39.

Nous achevons cette série estivale avec un beau visage, celui d'une France résistante, courageuse et généreuse (nous l'avions entamée en juillet avec une personnalité de la même trempe, Jean Moulin).

De Lucie Aubrac, on retient surtout l'infatigable action contre les nazis et les collaborateurs, sous l'Occupation. On se souvient de faits d'armes d'une audace et d'un courage incroyables, notamment pour libérer ses compagnons résistants.

Après la guerre, Lucie Aubrac poursuivra, d'une autre manière, son combat contre les nazis et autres révisionnistes, ne cessant d'intervenir dans les établissements scolaires pour expliquer aux jeunes filles et garçons ce que fut cette histoire terrible, et pour convaincre du risque qu'elle peut se reproduire.

Lucie Aubrac, dont le nom est indissociable de celui de son mari Raymond, avait l'enseignement et le besoin de transmettre dans le sang. Elle avait passé l'agrégation d'histoire-géographie dans les années 30, puis était partie enseigner dans la capitale alsacienne. Elle enseigna aussi à Vannes, dans le Morbihan, où elle eut pour élève Simone Signoret.

Lucie Aubrac (de son vrai nom Lucie Samuel, née Bernard) est en poste en Bretagne en 1940 et c'est depuis Vannes qu'elle entend le célèbre et désormais légendaire appel du général de Gaulle : « Nous étions chez moi [rue des halles] avec quelques internes. Je me souviens de cette voix tremblante qui filtrait à travers ce gros poste de radio », racontera Lucie Aubrac à l'occasion d'un retour au lycée vannetais en 2000.

Certains de ses anciens élèves ont aussi livré leurs souvenirs à cette occasion : « Elle était une femme très séduisante, grande, mince, l'allure féline », dit l'un d'eux.

D'autres combats ont mobilisé Lucie Aubrac au long de sa vie, notamment pour l'égalité hommes-femmes et au sein de la Ligue des Droits de l'Homme.

Lucie était née en 1912 à Paris, après que ses parents aient quitté leur Saône-et-Loire natale. Elle s'est éteinte en 2007, à Issy-les-Moulineaux, et avec elle l'une des dernières voix de l'armée héroïque des résistants.

Dans le Morbihan, deux villages vacances Cap France vous accueillent. L'un à Landaul, Kerfetan, « à proximité de la magnifique Ria d'Etel ». L'autre à Saint-Gildas-de-Rhuys, La Pierre Bleue, « situé au bord de l'océan et donnant accès au GR34, idéal pour découvrir le littoral et ses îles au large, Belle-Île en mer, Houat et Hoedic ».

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