Pierre-Desproges et la Haute-Vienne

Pendant tout l'été, revisitez la France à travers le parcours de 39 personnages de notre histoire. Voici la réponse à la question numéro 29.

Il est presqu'un titi parisien. Né à Pantin, en Seine-Saint-Denis, il a passé toute son enfance et sa jeunesse à Paris, où il est mort il y a trente ans (il est enterré au cimetière du Père Lachaise, juste en face de Chopin).

Humoriste décalé, en ce sens qu'il abordait des sujets sensibles en y allant franco. Maître dans l'alliage des mots, grand artiste de l'humour noir, il riait même de sa maladie : « plus cancéreux que moi, tumeur ! ». Pour lui, on pouvait « rire de tout, mais pas avec n'importe qui ».

D'une sincérité parfois déconcertante, il s'inspirait de Brassens, qu'il admirait : « c'est un modèle d'humanité (…). Brassens n'a jamais payé à bouffer à un mec pour avoir du succès. Pour pouvoir faire un disque, il n'a jamais dit à quelqu'un "vous êtes beau" s'il le trouvait moche. J'affirme que beaucoup de gens dans ce métier sont sales et se compromettent. Je pourrais vous donner les noms des gens qui ne se compromettent pas, mais...ils sont cinq, peut-être », disait Desproges.

Avant de connaître le succès, notamment avec l'émission animée par Jacques Martin, Le Petit Rapporteur, Pierre Desproges a aligné différents métiers, dont celui de vendeur de poutres en polystyrène. Étonnant, non ? « Je suis le seul dépositaire de l'humour limousin », déconnait-il, évoquant entre les lignes une région qu'il connaissait bien pour y avoir passé la plupart de ses vacances, chez ses grands-parents à Châlus, en Haute-Vienne (c'est dans ce village qu'est mort Richard Ier d'Angleterre, dit « Richard Coeur de lion).

À 13 km de Châlus, vous trouverez le village vacances Le Souffle Vert, qui porte si bien son nom, au cœur de Cussac. Pour des vacances grandeur nature, c'est là que vous pouvez aller.

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