Salvador Dali et les Pyrénées-Orientales

Pendant tout l'été, revisitez la France à travers le parcours de 39 personnages de notre histoire. Voici la réponse à la question numéro 30.

Difficile de résumer Dali, de le situer vraiment, entre ce qu'il disait sans le croire et ce qu'il aimait sans le dire, entre son goût de l'art et celui, immodéré, de l'argent, entre ses frasques et ses coups de génie. Né et mort à Figueras, en 1904 et 1989, l'artiste, sculpteur, peintre, écrivain, a fait de sa vie un barouf, souvent élégant, parfois grossier, toujours tonitruant.

On le classe parmi les Surréalistes, un groupe qu'il découvre dans les années 20 à Paris et dont il sera exclu pour déviance politique, notamment après avoir dit sa « fascination pour Hitler » (il déclarera plus tard qu'il n'a jamais eu de sympathie pour les nazis). Plus réellement, il était aussi fasciné par l'argent (ses interviews étaient souvent payantes), par Picasso et, dans un autre genre, par Freud.

Lui-même sera à l'origine d'autres fascinations. Andy Warhol, « le pape du pop », que Dali fréquente beaucoup à New-York dans les années 40, est subjugué par le Catalan, « Warhol s'imprègne de son sens de la communication et de ses ambitions médiatiques pour maintenir sa position de célébrité défrayant la chronique ».

Est-ce par provocation, par souci de maintenir sa position que Dali décrète en 1963 que la gare de Perpignan est le centre du monde ? « C'est toujours à la gare de Perpignan que me sont venues les idées les plus géniales de ma vie. L'arrivée à la gare de Perpignan est l'occasion d'une véritable éjaculation mentale », écrivait-il en 1964 dans son Journal d'un génie.

Génie publicitaire aussi, il signera le logo de la célèbre marque de sucettes Chupa Chups. Il est aujourd'hui l'un des artistes mondiaux les mieux cotés. En 2011, un petit tableau de 1929 a été adjugé pour 14 millions d'euros... un tableau représentant Paul Eluard, auquel Dali avait « volé » la femme, la belle Russe Gala.

Pour rayonner autour de la gare de Perpignan en mode Cap France, vous avez trois options. Aux Angles, à 90 km à l'ouest de la capitale des Pyrénées-Orientales, voici le Chalet Ma Néou, dans « un vieux village catalan, à 1600 mètres d'altitude, réputé pour ses saveurs, ses lacs et son art de vivre ».

À 45 km de Perpignan, le Moulin de Sournia vous accueille, lieu impeccable « pour combiner repos (au bord de la piscine), activités sportives (randos, vélo...) et découvertes du patrimoine (châteaux cathares...) ».

Plus près encore du « centre du monde », voici Torre del Far (LIEN) à Tautavel, « haut-lieu de la préhistoire ».

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